
Quel est le salaire moyen d’un joueur de Ligue 1, entre médiane, PSG et primes ?
17 octobre 2026Combien gagne un pompier volontaire ? La réponse courte tient en quelques chiffres : entre 8 et 15 euros de l’heure selon le grade, soit environ 200 euros pour une garde de 24 heures au grade de sapeur, et le plus souvent quelques dizaines à quelques centaines d’euros par mois selon le nombre de gardes et d’interventions. Ces sommes ne constituent pas un salaire, et cette nuance change la manière de lire toute la rémunération.
Pompier volontaire : une indemnité, pas un salaire
Le sapeur-pompier volontaire (SPV) n’est pas un salarié du service d’incendie et de secours. Il exerce une activité fondée sur le volontariat, encadrée par le Code de la sécurité intérieure, et ne signe ni contrat de travail ni fiche de paie. Il perçoit des indemnités versées par le SDIS (service départemental d’incendie et de secours), en contrepartie du temps passé en intervention, en formation, en garde ou en astreinte.
Cette qualification a une conséquence très concrète : ces indemnités ne sont soumises ni à l’impôt sur le revenu, ni aux cotisations sociales, ni à la CSG et à la CRDS. Le montant affiché est donc le montant réellement perçu. Il reste cependant un complément et non un revenu de subsistance, car il dépend du temps que le volontaire consacre à sa mission, en plus de son activité principale.
Montants : grille par grade et par garde
L’indemnité se calcule à l’heure. Le taux horaire est fixé par un arrêté national, revalorisé régulièrement, et il augmente avec le grade : un sapeur touche moins qu’un caporal, qui touche moins qu’un sergent, et ainsi de suite jusqu’aux officiers. Le tableau suivant donne des ordres de grandeur, à confronter à l’arrêté en vigueur en 2026 et à la grille de votre SDIS.
| Grade | Taux horaire (ordre de grandeur) | Garde de 24 h (si 24 h comptées) |
|---|---|---|
| Sapeur | environ 8 à 9 € | environ 200 à 215 € |
| Caporal | environ 8,5 à 9,5 € | environ 205 à 230 € |
| Sergent | environ 9,5 à 10,5 € | environ 230 à 250 € |
| Lieutenant | environ 11 à 12,5 € | environ 265 à 300 € |
| Capitaine | environ 13 à 15 € | environ 310 à 360 € |
Ces fourchettes servent de repère, pas de barème officiel. Chaque revalorisation modifie les chiffres, et la colonne de droite suppose que toutes les heures de la garde soient payées au taux plein, ce qui n’est pas toujours le cas.
Comment se calcule l’indemnité d’un SPV

La formule de base est simple : nombre d’heures indemnisées multiplié par le taux horaire du grade. Chaque heure d’intervention, de formation ou de garde donne lieu à une vacation, c’est-à-dire une indemnité horaire. L’engagement du volontaire, sa disponibilité et le type d’activité (opérationnelle ou de formation) déterminent le nombre d’heures comptabilisées.
Pour une garde de 24 heures, la règle varie selon les départements. Certains SDIS paient les 24 heures au taux plein. D’autres comptent une partie de la nuit en astreinte, à un taux réduit, ou appliquent un forfait. Les interventions déclenchées pendant l’astreinte sont ensuite indemnisées en plus, au taux normal.
Exemple chiffré : une garde de 24 h au grade de sapeur
Avec un taux de 9 € de l’heure et 24 heures indemnisées, la garde rapporte 216 €. Si seules 12 heures sont payées au plein tarif et les 12 autres à moitié, le total tombe à 162 €. Deux gardes par mois donnent alors entre 324 € et 432 €, sans compter les interventions et les formations.
Dans la pratique, la plupart des volontaires ne font pas une garde par semaine. Beaucoup perçoivent entre 100 et 300 euros par mois, parfois moins dans les petits centres où les sorties sont rares, parfois davantage pour les volontaires très disponibles ou ceux qui occupent des fonctions d’encadrement.
Pompiers volontaires mineurs et prestation de fidélisation (NPFR)
Les 16-17 ans
Un jeune peut s’engager comme sapeur-pompier volontaire dès 16 ans, avec l’accord de ses représentants légaux. Il perçoit les mêmes indemnités que les autres sapeurs pour les activités qu’il exerce, mais son champ d’action est limité : pas de missions exposées à des risques particuliers, durée d’activité encadrée, formation obligatoire. Les jeunes sapeurs-pompiers (JSP), eux, suivent une formation sans indemnité.
La NPFR, un complément versé à terme
La nouvelle prestation de fidélisation et de reconnaissance (NPFR) récompense la durée de l’engagement. Chaque année, une contribution est inscrite au compte du volontaire, et il en perçoit le capital ou une rente une fois la durée de service requise accomplie, généralement vingt ans et un âge minimal. Les conditions précises et les montants dépendent de l’État et du SDIS, mieux vaut donc les demander à son service.
Avantages du statut au-delà de l’indemnité
L’indemnité n’est qu’une partie de la reconnaissance du statut. Le volontaire bénéficie d’une protection sociale en cas d’accident ou de maladie contractés en service, et ses ayants droit perçoivent des prestations en cas de décès en intervention. Selon la durée d’engagement, des trimestres supplémentaires de retraite peuvent aussi être validés.
L’employeur joue enfin un rôle. Quand le volontaire est salarié, il peut s’absenter pour intervenir, souvent grâce à une convention signée entre l’entreprise et le SDIS. Cette convention organise la disponibilité du salarié et peut prévoir le maintien du salaire pendant son absence.
Où vérifier les montants à jour

Les grilles évoluent à chaque revalorisation et diffèrent d’un département à l’autre, notamment pour les gardes de 24 heures et les astreintes. Avant de vous engager, consultez la fiche officielle de Service-Public et demandez à votre SDIS sa grille locale ainsi que ses règles de comptabilisation des heures de garde. C’est le seul moyen d’obtenir une estimation fiable de ce que vous toucherez chaque mois.




